Bureau d’études structure et géotechnicien : quand sont-ils indispensables ?
L'architecte conçoit et coordonne. Le bureau d'études structure calcule. Le géotechnicien connaît le sol. Dans un dossier de péril, il faut souvent les trois.
Un immeuble sous arrêté de mise en sécurité pose presque toujours une question de solidité. Y répondre sérieusement suppose des calculs, et parfois une connaissance précise du sol. C’est le rôle de deux spécialistes, coordonnés par le maître d’œuvre.
Le bureau d’études structure
Il vérifie par le calcul la capacité des éléments porteurs : planchers, poutres, murs, fondations. Dans un dossier de péril, il intervient pour :
- établir un diagnostic structurel à partir de sondages et d’observations ;
- dimensionner les mesures provisoires (étaiement) ;
- concevoir et calculer les renforcements et les éléments neufs ;
- produire les plans d’exécution ou vérifier ceux de l’entreprise ;
- attester, en fin de chantier, de la bonne réalisation des travaux de structure.
Son intervention est quasi systématique dès que l’arrêté vise des éléments porteurs. Voir renforcement des planchers bois et étaiement.
Le géotechnicien
Il étudie le sol et les fondations existantes. Les missions d’ingénierie géotechnique sont encadrées par une norme qui définit plusieurs types de missions, de l’étude préalable au suivi d’exécution. Pour un bâtiment existant qui présente des désordres, on parle de diagnostic géotechnique.
Il est indispensable quand :
- les désordres suggèrent un mouvement du sol ou des fondations ;
- une reprise en sous-œuvre est envisagée ;
- des travaux vont modifier les charges sur les fondations.
Voir la reprise en sous-œuvre.
Qui les missionne ?
Le maître d’ouvrage, c’est-à-dire le syndicat des copropriétaires, sur proposition du maître d’œuvre. Leurs honoraires font partie du budget du projet. Voir préparer le budget.
Comment ils travaillent avec l’architecte
L’architecte définit les besoins, organise les sondages, intègre les résultats dans le programme de travaux et s’assure que les choix structurels restent compatibles avec l’usage de l’immeuble, les autorisations et le budget. Il fait le lien avec l’entreprise pendant le chantier.
Dans nos dossiers, l’arbitrage entre bureau d’études, géotechnicien et entreprise fait partie du quotidien du suivi de chantier : c’est souvent à ce moment que se jouent le coût et le délai.
Des études déjà réalisées ?
Elles sont précieuses. Un rapport de diagnostic existant peut souvent être complété plutôt que refait. Voir reprendre un dossier en cours.
Votre immeuble est concerné ? Parlons de votre dossier.
Transmettez-nous l'arrêté et, si vous l'avez, le rapport qui l'accompagne. Nous vous répondons avec une première lecture et la marche à suivre, financement compris.
Dossier déjà engagé, devis en cours, commune qui relance : nous reprenons le dossier là où il en est.
Jusqu'à 50 % du montant HT des travaux de levée d'arrêté peut être financé par l'Anah, sous conditions d'éligibilité. Nous mobilisons les AMO qui montent ces dossiers.