Planchers bois dégradés : diagnostic et renforcement
Dans les immeubles anciens de Paris et de sa petite couronne, le plancher bois est l'un des motifs d'arrêté les plus fréquents. Bien diagnostiqué, il se traite.
Une grande partie des immeubles anciens d’Île-de-France repose sur des planchers à solives bois, souvent remplis de plâtras et recouverts de parquet ou de carrelage. Ces planchers ont bien vieilli tant qu’ils sont restés secs. L’eau change tout.
Les causes de dégradation
- Infiltrations : fuite ancienne sous une salle de bains, sous une cuisine, en pied de façade ou sous une toiture.
- Champignons lignivores, qui se développent dans le bois humide et peu ventilé. La mérule est le cas le plus redouté.
- Insectes xylophages (capricornes, vrillettes), qui creusent le bois.
- Surcharges et modifications : cloisons ajoutées, trémies percées, solives entaillées pour passer des réseaux.
Les signes d’alerte
Plancher qui fléchit ou vibre, sol qui n’est plus plan, fissures au plafond de l’étage inférieur, portes qui coincent, odeur de champignon, bois qui s’effrite. Voir les signes qui doivent alerter.
Le diagnostic
On ne renforce pas un plancher sans l’avoir ouvert. Le diagnostic passe par des sondages : dépose ponctuelle du revêtement ou du plafond pour observer les solives, leurs appuis dans les murs et l’état du bois. Le bureau d’études structure vérifie ensuite la capacité du plancher à porter les charges. Voir bureau d'études structure.
En présence de champignons, le traitement de la cause (l’humidité) et du bois contaminé fait partie des travaux.
Les solutions
Selon l’état du plancher et les contraintes du bâtiment :
- Renforcement des solives existantes : moisage (doublage par des pièces de bois ou d’acier fixées de part et d’autre), prothèses aux appuis dégradés.
- Ajout de solives intermédiaires ou de poutres pour réduire les portées.
- Remplacement partiel ou total du plancher : nouvelles solives bois, poutrelles métalliques, plancher mixte.
- Reprise des appuis dans les murs, souvent dégradés par l’humidité.
Le choix tient compte du poids (un plancher trop lourd charge les murs et les fondations), des hauteurs disponibles, de l’occupation des logements et du phasage.
Travailler dans un immeuble occupé
Les travaux de planchers touchent des logements. Leur phasage conditionne la durée d’inoccupation et donc l’hébergement éventuel des occupants. Voir hébergement et relogement.
Pour la place de ces travaux dans l’ensemble du dossier, voir le rôle de l'architecte.
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