Travaux et maîtrise d'œuvre

Reprise en sous-œuvre : quand les fondations sont en cause

Quand le problème vient du sol ou des fondations, réparer les fissures ne sert à rien. Il faut traiter la cause, par en dessous.

La reprise en sous-œuvre désigne les travaux qui consistent à renforcer ou à reconstituer les fondations d’un bâtiment existant, sans le démolir. Elle intervient quand les désordres constatés dans l’immeuble trouvent leur origine dans le sol ou dans les fondations.

Les signes d’un problème de fondations

  • Fissures qui partent du bas des murs, souvent en biais.
  • Affaissement d’une partie du bâtiment, sols qui penchent.
  • Désordres qui évoluent avec les saisons (sols argileux sensibles à la sécheresse et à l’humidité).
  • Maçonneries de caves dégradées, présence d’eau.

Le point de départ : l’étude géotechnique

On ne décide pas d’une reprise en sous-œuvre sur la seule observation des fissures. Il faut connaître le sol et les fondations existantes. C’est le rôle du géotechnicien, dans le cadre d’une mission de diagnostic géotechnique, avec des sondages et des essais. Voir bureau d'études structure et géotechnique.

Le bureau d’études structure dimensionne ensuite la solution à partir de ces données.

Les principales techniques

  • Plots ou longrines en béton coulés par passes successives sous les fondations existantes, pour les descendre vers un sol plus porteur.
  • Micropieux forés, qui reportent les charges en profondeur, reliés aux murs existants par des longrines ou des poutres.
  • Injections dans le sol, pour améliorer ses caractéristiques, selon les cas.
  • Renforcement des murs de caves et des voûtes, souvent associé.

Le choix dépend de la nature du sol, de la profondeur du bon sol, de l’accès (caves étroites, mitoyens) et des charges à reprendre.

Un chantier délicat

La reprise en sous-œuvre se fait sous un bâtiment en place, souvent occupé, parfois mitoyen d’autres immeubles. Elle impose :

  • un phasage précis pour ne jamais affaiblir le bâtiment ;
  • un suivi des déformations pendant les travaux ;
  • une coordination étroite entre architecte, bureau d’études et entreprise ;
  • une information des voisins.

Dans un dossier de péril

Ces travaux pèsent lourd dans le budget et le calendrier. Il est essentiel de les identifier tôt, de les distinguer clairement dans le programme et d’en tenir compte dans le dossier de subvention. Voir préparer le budget et Ma Prime Logement Décent.

Votre immeuble est concerné ? Parlons de votre dossier.

Transmettez-nous l'arrêté et, si vous l'avez, le rapport qui l'accompagne. Nous vous répondons avec une première lecture et la marche à suivre, financement compris.

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