Façades, balcons et corniches : la mise en sécurité côté rue
Quand le danger menace les passants, l'autorité agit vite. Les façades, balcons et corniches sont parmi les premiers motifs d'arrêté en urgence.
Une façade dégradée ne met pas seulement en danger les occupants. Elle menace aussi les passants et les usagers de la voie publique. C’est pourquoi les désordres de façade donnent souvent lieu à des mesures rapides.
Les désordres fréquents
- Enduits et plâtres de façade qui se décollent et tombent.
- Pierre qui s’écaille ou se fissure, éléments sculptés instables.
- Balcons dont les armatures rouillent et font éclater le béton (fers apparents).
- Garde-corps mal scellés.
- Corniches, bandeaux et appuis de fenêtres fissurés.
- Souches de cheminée instables en toiture.
Les mesures d’urgence
Avant les travaux de fond, l’arrêté impose souvent de sécuriser :
- purge des éléments instables ;
- pose de filets de protection ;
- périmètre de sécurité, parfois un échafaudage de protection ou une galerie couverte au-dessus du trottoir ;
- interdiction d’accès aux balcons concernés.
Ces mesures protègent, mais ne réparent pas. Voir procédure ordinaire ou urgente.
Les travaux de fond
Selon la nature de la façade et des désordres :
- reprise des maçonneries et des enduits, avec des matériaux compatibles avec le support ancien ;
- traitement des bétons dégradés : dégagement et passivation des armatures, reconstitution ;
- renforcement ou reconstruction des balcons ;
- rescellement ou remplacement des garde-corps ;
- reprise des corniches et des appuis.
Autorisations et contraintes
Des travaux qui modifient l’aspect extérieur d’un immeuble relèvent en principe d’une autorisation d’urbanisme. Aux abords de monuments historiques ou en secteur protégé, l’avis de l’architecte des Bâtiments de France peut être requis. Ces délais doivent entrer dans le planning. Voir le rôle de l'architecte.
Façade et structure sont liées
Une fissure de façade peut révéler un problème de structure ou de fondations. Traiter la façade sans en comprendre la cause, c’est risquer de voir les désordres réapparaître. Voir la reprise en sous-œuvre et les signes qui doivent alerter.
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Jusqu'à 50 % du montant HT des travaux de levée d'arrêté peut être financé par l'Anah, sous conditions d'éligibilité. Nous mobilisons les AMO qui montent ces dossiers.