Comprendre l'arrêté

Fissures, planchers, balcons : les signes qui doivent alerter

Beaucoup d'arrêtés auraient pu être évités, ou mieux préparés, si les premiers signes avaient été pris au sérieux. Voici ceux qu'il faut connaître.

Un immeuble ancien vit : il bouge un peu, il se fissure parfois sans gravité. Certains signes doivent pourtant déclencher une vérification par un professionnel. Plus ils sont traités tôt, moins les travaux sont lourds.

Les fissures

Toutes les fissures ne se valent pas. Doivent alerter :

  • les fissures en escalier ou en diagonale sur les murs porteurs ;
  • les fissures qui s’élargissent avec le temps ;
  • les fissures traversantes, visibles des deux côtés d’un mur ;
  • les fissures au droit des linteaux de portes et de fenêtres.

Un moyen simple de suivre une fissure : poser un témoin (jauge ou repère daté) et le relever régulièrement.

Les planchers

Un plancher qui fléchit, qui vibre au passage ou dont le sol n’est plus plan peut signaler des solives dégradées. Dans les immeubles anciens à planchers bois, les causes fréquentes sont les infiltrations d’eau, les champignons et les insectes xylophages. Voir le renforcement des planchers bois.

Autre signe : des portes qui frottent ou coincent alors qu’elles fermaient bien.

Les façades, balcons et corniches

À surveiller particulièrement, car le risque concerne aussi les passants :

  • enduit ou pierre qui se décolle ou tombe par morceaux ;
  • fers apparents et rouillés dans les balcons ou les dalles ;
  • garde-corps qui bougent ;
  • corniches et appuis de fenêtres fissurés.

Voir la mise en sécurité des façades, balcons et corniches.

Les fondations et les caves

Un mur qui s’enfonce ou penche, des fissures qui partent du sol, des caves humides avec des maçonneries qui se désagrègent : ces signes peuvent traduire un problème de fondations ou de sol. Voir la reprise en sous-œuvre.

L’escalier

Dans les immeubles anciens, l’escalier est souvent un point faible : marches qui bougent, limon qui se déforme, cage d’escalier fissurée. C’est aussi la voie d’évacuation. Un escalier dégradé est un motif fréquent d’arrêté.

Que faire si vous constatez ces signes ?

  1. Photographiez et datez vos constats.
  2. Prévenez le syndic par écrit (ou le propriétaire si vous êtes locataire).
  3. Le syndic fait intervenir un bureau d’études structure ou un architecte pour un diagnostic.
  4. Si le danger paraît immédiat, il faut sécuriser sans attendre (interdiction d’accès, étaiement).

Agir avant l’arrêté permet de choisir son calendrier et ses intervenants. Voir quand faire appel à un bureau d'études structure et notre guide complet.

Votre immeuble est concerné ? Parlons de votre dossier.

Transmettez-nous l'arrêté et, si vous l'avez, le rapport qui l'accompagne. Nous vous répondons avec une première lecture et la marche à suivre, financement compris.

Dossier déjà engagé, devis en cours, commune qui relance : nous reprenons le dossier là où il en est.

Micael Ribeiro — Conducteur Travaux 06 29 75 66 01
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Jusqu'à 50 % du montant HT des travaux de levée d'arrêté peut être financé par l'Anah, sous conditions d'éligibilité. Nous mobilisons les AMO qui montent ces dossiers.

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